16.12.2010
Café philo et la magie de Noël

Ce vendredi 03 décembre, Au café Philo « vent de culture », le débat a porté sur le plaisir selon Epicure (341-270 avant notre ère ) :
« Le Plaisir est notre bien principal et inné » Epicure (341-270 avant notre ère)
Epicure et sa philosophie du plaisir ont suscité la controverse depuis plus de 2000 ans. Une des raisons est notre tendance à rejeter le plaisir comme un bien moral.
Son éthique repose donc sur une préférence donnée au plaisir réfléchi et mesuré.
Le bonheur est, pour l'Épicurisme, le bien suprême, qu'il faut acquérir et conserver : il se confond avec le plaisir, mais pas n'importe quel plaisir. Une sage économie du plaisir demande donc qu'on examine les différentes formes d'activité et de désir pour déterminer celles qui sont les plus fécondes en plaisir".
De là, la distinction fameuse des trois classes de désirs:
1) les désirs "naturels et nécessaires", dont la satisfaction est indispensable à la vie, comme manger, boire, dormir;
2) les désirs "naturels mais non nécessaires", dont on peut se passer sans porter atteinte à la vie, par exemple, manger un repas raffiné, donner libre cours à ses appétits sexuels;
3) les désirs "non naturels et non nécessaires", comme l'ambition, le désir du pouvoir, de la richesse, la passion de l'amour, en un mot, toutes les passions.
Que le Sage satisfasse les premiers de ces désirs ! Qu'il n'hésite pas à concéder quelque chose aux seconds quand l'occasion sera favorable ! Mais qu'il impose silence aux troisièmes ! Pour vivre heureux, il faut vivre de peu, se contenter de l'indispensable et mépriser le reste. La juste théorie des désirs saura rapporter tout choix et toute exclusion à la santé du corps et à l'ataraxie de l'âme !
. Très curieusement, dans la vie pratique, l'Épicurisme a ainsi en commun, avec le spiritualisme platonicien ou le stoïcisme, la lutte contre les passions, la recherche de la sérénité, le détachement et l'ascétisme.
Ce petit résumé de la morale épicurienne montre donc bien la place des passions. De ces désirs non naturels et non nécessaires, le sage doit absolument se libérer, car ils sont la négation même de l'ataraxie. Se soumettre à une passion, quelle qu'elle soit, c'est s'interdire d'atteindre le calme et la tranquillité de l'esprit.
Le vendredi 17 Décembre à 20h30, le "Café Philo « vent de culture " débattra sur la réflexion d’une jeune philosophe « La magie de Noël et les cadeaux »
18:04 Publié dans café culturel, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


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