26.03.2011

La communication entre les plantes

 

affiche 11 mars copie.jpgLe 11 mars, les membres du café philo vent de culture ont essayé de répondre à l’interrogation suivante :

Que sait-on exactement du mode de communication entre les plantes ?

Grignotés de toutes parts par les insectes et les mammifères herbivores, les plantes et les arbres ne restent pas sans voix. Leurs appels «  sans fils » chimiques  sont entendus par les végétaux voisins et quelques insectes alliés. Le scénario le plus probable est que lorsque la  plante reçoit la visite d’un herbivore elle produit des « armes chimiques » pour se défendre. Parmi ces substances figurent des molécules volatiles qui sont captées par les plantes voisines et leur signalent la présence du ravageur.

Dans le règne végétal, on dénombre plus de 10 000 armes chimiques. Certaines sont volatiles, d’autres non, et chaque plante a son répertoire propre. Selon le type d’assaillant, la plante fabrique des substances au goût repoussant ou d’autres susceptibles de dérégler la digestion de l’animal, de ralentir sa croissance ou de l’intoxiquer. D’autres plantes en font davantage. Lorsqu’elles sont assiégées par un herbivore, elles sécrètent quelques gouttes d’une solution sucrée qui attire un insecte allié. Celui-ci savoure la friandise au passage, avant ou après avoir attaqué « l’ennemi ».

  Après avoir transformé notre vision des plantes et décoder leur langage, cette compréhension pourrait révolutionner les pratiques agricoles. Au lieu d’arroser les champs avec des pesticides qui tuent tous les insectes, y compris les espèces utiles, on pourrait aider les plantes à se défendre elles-mêmes, et uniquement contre les insectes vraiment nuisibles. Comment ? « En fabriquant des composés volatils imitant ceux émis par les plantes attaquées et en les vaporisant sur les cultures infestées. Puisque ces composés amènent les plantes à produire leurs propres insecticides naturels, on aiderait ainsi les végétaux à se protéger eux-mêmes », explique Ian Baldwin en 2006 dans un article : « Volatile signaling in plant-plant interactions : 'Talking' trees in the genomic era'. » Science 311 : 812-815. »

ventdeculturecafephilo@orange.fr

11.03.2011

À vos agendas

Calendrier des Associations et manifestations autres :

Vendredi 11 mars

 De 15h à 19h

Permanence bibliothèque communautaire , salle de la mairie

 A partir de 20h 30

Association Café philo vent de culture , salle de la mairie , entrée libre

Débat sur la communication et le règne végétal « un sans-fil chimique »

 

Dimanche 13 mars

 Communication paroissiale

Eglise ouverte de 10 h à 14 h 30

11 h visite guidée par Alain Sanchez (guide conférencier, Pays d’art et d’histoire)

(cf article presse et blog)

 

Vendredi 18 mars

De 15 h à 19 h

 Permanence bibliothèque communautaire , salle de la mairie

 

Dimanche 20 mars

  Communication paroissiale

 9 h 15

Messe à l’église de marquixanes

 

Vendredi 25 mars

De 15h à 19 h

Permanence bibliothèque communautaire , salle de la mairie

 

A partir de 20 h 30

Association Café philo vent de culture , salle de la mairie , entrée libre

 Débat : les marchés de la peur

 

Jeudi 31 mars

20 h 30

Conseil municipal

ordre du jour affiché en mairie

09.03.2011

Caféphilo et la communication

  " Communiquer, pour les humains, ce n’est pas seulement transmettre de l’information. Souvent, on parle pour ne rien dire, ou on dit le contraire de ce qu’on veut réellement dire, ou encore ce que l’interlocuteur sait déjà. Une bonne partie de l’information, d’ailleurs, est implicite, c’est-à-dire absente du message proprement dit. Bref, on parle pour toutes sortes de raisons étrangères à l’acte d’informer : pour marquer un pouvoir, par exemple. "

Marina YAGUELLO (Alice au pays du langage. Paris, Seuil, 1981, p. 19)

C’est dans ce cadre là que l’équipe du café philo vent de culture à poser la question :

« Est- ce en terme d’obstacle qu’il faut poser le problème de la communication ? »

 Au cours d'une communication, il y a altération partielle ou totale du message ; on parle alors de bruits ou freins à la communication qui peuvent provenir des trois éléments cités plus haut, et qui résultent d'un certain nombre de facteurs. Nous pouvons l’illustrer par une citation de Bernard Werber : «Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d'entendre, ce que vous croyez entendre, ce que vous entendez, ce que vous avez envie de comprendre, ce que vous croyez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même»…Mais essayer, c'est vouloir atténuer cette érosion. Communiquer, c'est donc dire mais c'est aussi écouter. Communiquer, c'est défendre ses positions par les arguments, pas par la tchatche, les tours et les détours. Communiquer c'est convaincre, pas vaincre, c'est dialoguer pas monologuer, c'est argumenter, pas édicter, c'est débattre, pas se battre. Certains considèrent qu'il est impossible de ne pas communiquer. «Tu es aveugle, je suis sourd muet. Que ta main touche la mienne et que la communication soit» dixit Khalil Gibran.

 

affiche 11 mars copie.jpgPour compléter ce débat   caféphilo vent de culture vous donne  rendez-vous  le 11 mars salle de la mairie à 20h 30 entrée libre

La communication et le règne végétal « un sans-fil » chimique

ventdeculturecafephilo@orange.fr

22.02.2011

HEGEL et L'art

Dans des notes de cours qui ont reçu le titre d’Esthétique (posthume), Hegel (1770-1831) écrit : « L’art occupe le milieu entre le sensible pur et la pensée pure». Par cette réflexion  le café philo a ouvert le débat sur l’art.

Il s’agit, pour l’auteur de la phénoménologie de l’esprit et de la logique, de montrer la haute valeur spirituelle de l’art, de souligner ses affinités avec la religion et la philosophie, mais aussi d’en assigner les limites.  « L’art occupe le milieu entre le sensible pur et la pensée pure. » signifie d’abord que si l’œuvre d’art se présente comme un objet, offert aux sens, elle vise la pensée et possède un contenu spirituel de la plus haute importance.

Plus encore, selon Freud, l'œuvre d'art a un sens, elle doit être interprétée. Il faut l'interroger à partir de son contenu, de sa forme qui est l'expression des intentions de l'artiste. Cela permettra de "trouver" l'artiste à partir de son œuvre (et non le contraire) et de comprendre l'émotion esthétique. La lecture du caché à partir du "dit". Freud en donne maints exemples. Dans l'analyse attentive qu'il fait du Moïse de Michel-Ange, il descend de la forme, minutieusement interrogée, aux profondeurs d'où elle procède. Mais là (pas plus qu'ailleurs) l'analyse ne donne une réponse complète.

À la différence de la production technique, la production dans l'art n'est pas le simple corollaire d'un savoir. Tout ce qui relève de l'art  n'a pas été décomposé par l'intelligence, et exige une habileté qui ne peut être réduite en formules ni ramenée à un savoir.  Mais à la différence de la méthode, cet accord des règles en vue du résultat ne peut être défini par principes ; l'œuvre d'art se situant au niveau du sensible et de la pensée, l'artiste ne peut concevoir par principes l'agencement des moyens, mais seulement le sentir - et le donner à sentir en présentant  son œuvre.

 

affiche 25 fevrier copie.jpg

Prochaine  séance le 25 février 2011  à 20 h 30 salle de la mairie, entrée libre

Thème :

« C’est en terme d’obstacle qu’il faut poser le problème de communication. »

11.02.2011

Les Médias et la liberté de pensée

Ce vendredi 28 janvier, les amies et amis du Café philo « vent de culture » ont invité Mr Aek  Belgherbi pour débattre du rôle des médias dans notre liberté de pensée.

 Les médias dont le rôle est  d’informer et de rapporter les faits en toute objectivité montrent à l’évidence que la vérité est à géométrie variable.

Vérité et crédibilité

La« vérité » d’un article de journal n’est pas celle d’une démonstration mathématique. Un fait qui a eu lieu n’est pas du même ordre qu’une vérité nécessaire.Il en est ressorti que , selon les participants par exemple la télévision entre autre  devient un danger car elle cherche à promouvoir la crédibilité plus que la  véracité. Ce média crée une nouvelle définition de la vérité : la crédibilité de celui qui l’énonce. C’est là l’ultime critère de la véracité de la proposition. Dans ce média là, la crédibilité remplace la réalité en tant que test décisif de la véracité. Les hommes politiques n’ont plus le souci de la réalité, pourvu que leurs performances donnent régulièrement le sentiment de vraisemblance. La méfiance qui entoure l’homme politique ne résulte pas tant du fait qu’il  ment que du fait qu’à la télévision il a l’air d’un  menteur. La télévision se réfère simplement à l’impression de sincérité, d’authenticité, de vulnérabilité  ou de séduction qui émane de l’acteur.

Laissons la conclusion à Neil POSTMANN qui écrivait au sujet de Richard NIXON après le scandale du Watergate : «  Car si on peut avoir l’air de mentir, et dire la vérité, réciproquement, ce qui est pire, on peut avoir l’air de dire la vérité et en fait être en train de mentir. »

 affiche 28 janvier 2 copie.jpg 

Rappel : La prochaine séance ce vendredi 11 février à 20 h 30 salle de la mairie, entrée libre.

 Le débat portera sur :

« L’art occupe le milieu entre le sensible pur et la pensée pure. »

HEGEL (1770-1831)

 

01.02.2011

A vos agendas

Calendrier des Associations et autres

Le 4 février 18 h 30 salle de la mairie

L’association la cellere de marquixanes :

Réunion d’information sur les répétitions de danse

du spectacle avec les enfants par Jacques Vasseur pour la fête médiévale

 

 Le 11 février 15h -19h bibliothèque salle de la mairie

permanence par la bibliothécaire

 

Le 11 février 20 h 30 salle de la mairie

L’association café philo "vent de culture "

Débat :

L'art occupe le milieu entre le sensible pur et la pensée pure : HEGEL (1770-1831)

Entrée libre.

ventdeculturecafephilo@orange.fr

 

Le 13 Février 9h 15 Eglise de Marquixanes

La paroisse communique

Messe célébrée par l'abbé Pierre Téqui

23.01.2011

Café Philo "vent de culture"

affiche 28 janvier 2 copie.jpgLe vendredi 14 janvier, le café Philo « vent de culture »,  a tenté de répondre à la question suivante : C’ est quoi être vieux ?
Définir la vieillesse est un travail complexe car cela concerne beaucoup de domaines et cette expérience de vie est personnelle à chacun. On devrait considérer le vieillissement social et psychique autant que le vieillissement biologique, sans forcément parler d’ âge ou d’ apparence. Cependant, étant donné que les organes s’ usent avec le temps, le vieillissement est inévitable, et même normal.   inscrit dans le processus vital. Le corps se modifie et la perception de soi en est troublée. C’ est effectivement la perte de rôles qui indique que le sujet vieillit et qui, indirectement, entraîne isolement et parfois solitude. Les personnes vieillissantes voient disparaître tout ce qui faisait leur vie, qui créait leur identité. La perception de son vieillissement se trouve en liaison avec les alliances inconscientes et l’ idée de son appartenance à la condition humaine. « Je serai ce qui me survivra. »   Simone de Beauvoir se rebelle en écrivant : « Cessons de tricher […] nous ne savons pas qui nous sommes si nous ignorons qui nous serons : ce vieil homme, cette vieille femme, reconnaissons-nous en eux. Il le faut, si nous voulons assumer dans sa totalité notre condition humaine » (1970, propos liminaire).

Prochain rendez-vous Le vendredi  28 janvier à  20 h 30 salle de la mairie
 Le café philo «  vent de culture » débattra sur
Les Médias et notre liberté de penser

Intervenant : Abdelkader Belgherbi

ventdeculturecafephilo@orange.fr