04.06.2011

Michel Morera au café philo

mmorera.jpgLe 10 juin,  le café philo vent de culture pour sa dernière séance avant les vacances d’ été aura le plaisir de recevoir  l’ Auteur de « Frontières de sang ». Michel Morera
Michel Morera, né en 1963, a écrit son premier roman « Frontières de sang » en hommage à sa famille originaire de Catalogne du Sud.
écrivain atypique, engagé, assumant fièrement ses origines et ses idées, Michel Morera, est infatigable, il a été bercé par les récits de ses aïeuls.   Autodidacte, il est un bon  exemple pour une jeunesse en perte de repère.
 Il croustille majestueusement  les parcours chaotiques familiaux et surprend avec la richesse du style qu’il défend. 
 Il sera donc présent ce vendredi 10 juin à  20 h 30 pour parler de son livre «  Frontières de sang ».
 Il aura la gentillesse de dédicacer son œuvre ce soir là.

Salle de la mairie, entrée libre

ventdeculturecafephilo@orange.fr

18.05.2011

La science et la croyance

Les membres du café philo ont choisi de débattre sur la science et la croyance

Le savoir et la croyance, en leur sens le plus large, ont un point commun : chacun prétend délivrer une vérité. Les théories scientifiques prétendent dégager certaines lois régulières expliquant les phénomènes physiques, ou bien établir indubitablement des démonstrations mathématiques. C'est pourquoi le savoir semble destiné à faire disparaître la croyance, partout où elle règne encore. Pourtant, le progrès considérable du savoir scientifique accompli depuis plusieurs siècles n'a pas fait disparaître la croyance, bien au contraire : superstitions et religions conservent toute leur audience. À ceci s'ajoute que le domaine de la croyance (l'existence de Dieu, la vie après la mort) semble parfois exclure toute connaissance scientifique. En particulier, les sciences de la nature (physique et biologie) sont fondées sur l'observation de faits et permettent d'établir des lois.

La science et la religion ont en commun de nous inviter à une certaine compréhension du monde et revendiquent ainsi une forme de vérité. Elles sont au cœur des croyances des Hommes. Une croyance d’origine scientifique est-elle préférable à une croyance d’origine religieuse ? Le respect de la démarche scientifique nous oblige à répondre non. La frontière est fragile qui va de la science, incontestable, à la croyance, contestable. La confusion qui peut en résulter est explosive : quand une croyance se croit scientifique, elle se croit incontestable...

 

Quelle part d’altérité existe en Nous ?

C’est notre sujet de débat le vendredi 20 mai 2011 à 20h30

salle de la mairie, entrée libre

ventdeculturecafephilo@orange.fr

07.05.2011

À vos agendas

le 08 mai

9 h 15

église de marquixanes messe par l'abbé Pierre Téqui

à 11 h

départ du cortège  pour la dépose d'une gerbe aux monuments aux morts

commémoration de la victoire du 08 mai 1945 suivi du pot de l'amitié à la mairie

le 10 mai

Suivant l'article L2121-17 du CGCT, lors de la séance du conseil municipal du 28 avril 2011 à 20 h 30, le quorum n'ayant pas été atteint, je vous prie d'assister à la réunion du conseil municipal qui aura lieu le mardi 10 mai 2011 à 20 h 30, salle des réunions de la mairie. L'ordre du jour est affiché en mairie.

Le maire.

 

Le 20 mai

salle de la mairie

à 20 h 30

Café philo, entrée libre

le débat portera sur :  Quelle part d'altérité existe en nous ?

05.05.2011

La liberté est le droit de faire ce que les lois permettent

Pour le premier anniversaire de l’association, les membres du café philo vent de culture se sont appuyés, pour débattre,  sur la citation de Montesquieu (1689-1755) :« La liberté est le droit de faire ce que les lois permettent. »

C’est dans le magnifique ouvrage de l’esprit des lois (1748) que l’on trouve cette citation. L’Auteur  ira jusqu’à dire : « Dans un état qui aurait là-dessus les meilleures lois possible, un homme à qui on ferait un procès, et qui devrait être pendu le lendemain, serait plus libre qu’un pacha en Turquie. »

Pour qu’il y’ait liberté sur le plan constitutionnel, il faut qu’existe un gouvernement modéré, c'est-à-dire pourvu de lois, et que tout abus de pouvoir soit empêché. Ce qui donnera lieu à la théorie de l’équilibre des pouvoirs (législatif, judiciaire et exécutif). Dans son rapport avec le citoyen, la liberté exige cette condition supplémentaire qu’est la sécurité. Dans une république, c’est la vertu qui doit régner, « vertu » étant prise ici dans son sens antique du respect des lois et de dévouement du citoyen à la collectivité. Les hommes doivent se sentir égaux et co-responsables. Le terme correspond aujourd’hui à ce que nous nommerions le « sens civique », l’attitude consistant à faire prédominer l’intérêt général sur l’intérêt particulier.

 Le règne de la loi n’est pas celui de l’uniformité, et les tenants de l’ordre feraient bien de méditer la très belle phrase de Montesquieu :

« Pour règle générale, toutes les fois qu’on verra tout le monde tranquille dans un état qui se donne le nom de république, on peut être assuré que la liberté n’y est pas. »

Prochaine séance :

le Vendredi 6 mai salle de la mairie à 20 h 30

Entrée libre

Le débat portera sur la science et la croyance

ventdeculturecafephilo@orange.fr

06.04.2011

Les marchés de la peur

Blog_kf philo 25 mars copie.jpg

 

Les membres du café philo vent de culture se sont interrogés sur le marché de la peur.

Il est essentiel, pour comprendre la dynamique et les enjeux de la peur, de prendre en compte son ambivalence : à la fois émotion primitive physiologique et construction théorique complexe. Il est troublant de constater que, dans nos sociétés, ces peurs vont de pair avec une mise à distance de l'autre. Par ailleurs, nos sociétés semblent développer une sorte d'"addiction à la peur" au sein d'un univers aseptisé.  En 1975, un visionnaire, Ivan Illich, expliquait dans Nemesis Médical que l’expansion de l’establishment médical était en train de médicaliser la vie elle-même, transformant un nombre bien trop important de citoyens lambda en malades. Sa prédiction lucide s’est malheureusement réalisée.

Prochaine séance

vendredi 8 avril, salle de la mairie entrée libre

Le débat portera sur une citation de Montesquieu (1689-1755) :

« La liberté est le droit de faire ce que les lois permettent. »

05.04.2011

À vos agendas

Calendrier des associations et manifestations autres :

Le jeudi 7 avril

A 20 h 30

La paroisse communique

Organisée par l’abbé Pierre Téqui en l’Eglise de Vinça

Conférence débat « le pénitent à la procession de la Sanch le vendredi saint à Perpignan »

Par Lucien Baillette Président de l’association des Saintes- Epines de l’église St Mathieu

 

Le vendredi 8 avril

De 15 h à 19 h

 Médiathèque communautaire de Marquixanes (salle attenante à la mairie)

Permanence Bibliothèque

A 20 h 30

  Association caféphilo vent de culture  Marquixanes (salle attenante à la mairie),

  Entrée libre

  Le débat portera sur une citation de Montesquieu (1689-1755) :

« La liberté est le droit de faire ce que les lois permettent. »

26.03.2011

La communication entre les plantes

 

affiche 11 mars copie.jpgLe 11 mars, les membres du café philo vent de culture ont essayé de répondre à l’interrogation suivante :

Que sait-on exactement du mode de communication entre les plantes ?

Grignotés de toutes parts par les insectes et les mammifères herbivores, les plantes et les arbres ne restent pas sans voix. Leurs appels «  sans fils » chimiques  sont entendus par les végétaux voisins et quelques insectes alliés. Le scénario le plus probable est que lorsque la  plante reçoit la visite d’un herbivore elle produit des « armes chimiques » pour se défendre. Parmi ces substances figurent des molécules volatiles qui sont captées par les plantes voisines et leur signalent la présence du ravageur.

Dans le règne végétal, on dénombre plus de 10 000 armes chimiques. Certaines sont volatiles, d’autres non, et chaque plante a son répertoire propre. Selon le type d’assaillant, la plante fabrique des substances au goût repoussant ou d’autres susceptibles de dérégler la digestion de l’animal, de ralentir sa croissance ou de l’intoxiquer. D’autres plantes en font davantage. Lorsqu’elles sont assiégées par un herbivore, elles sécrètent quelques gouttes d’une solution sucrée qui attire un insecte allié. Celui-ci savoure la friandise au passage, avant ou après avoir attaqué « l’ennemi ».

  Après avoir transformé notre vision des plantes et décoder leur langage, cette compréhension pourrait révolutionner les pratiques agricoles. Au lieu d’arroser les champs avec des pesticides qui tuent tous les insectes, y compris les espèces utiles, on pourrait aider les plantes à se défendre elles-mêmes, et uniquement contre les insectes vraiment nuisibles. Comment ? « En fabriquant des composés volatils imitant ceux émis par les plantes attaquées et en les vaporisant sur les cultures infestées. Puisque ces composés amènent les plantes à produire leurs propres insecticides naturels, on aiderait ainsi les végétaux à se protéger eux-mêmes », explique Ian Baldwin en 2006 dans un article : « Volatile signaling in plant-plant interactions : 'Talking' trees in the genomic era'. » Science 311 : 812-815. »

ventdeculturecafephilo@orange.fr

11.03.2011

À vos agendas

Calendrier des Associations et manifestations autres :

Vendredi 11 mars

 De 15h à 19h

Permanence bibliothèque communautaire , salle de la mairie

 A partir de 20h 30

Association Café philo vent de culture , salle de la mairie , entrée libre

Débat sur la communication et le règne végétal « un sans-fil chimique »

 

Dimanche 13 mars

 Communication paroissiale

Eglise ouverte de 10 h à 14 h 30

11 h visite guidée par Alain Sanchez (guide conférencier, Pays d’art et d’histoire)

(cf article presse et blog)

 

Vendredi 18 mars

De 15 h à 19 h

 Permanence bibliothèque communautaire , salle de la mairie

 

Dimanche 20 mars

  Communication paroissiale

 9 h 15

Messe à l’église de marquixanes

 

Vendredi 25 mars

De 15h à 19 h

Permanence bibliothèque communautaire , salle de la mairie

 

A partir de 20 h 30

Association Café philo vent de culture , salle de la mairie , entrée libre

 Débat : les marchés de la peur

 

Jeudi 31 mars

20 h 30

Conseil municipal

ordre du jour affiché en mairie

09.03.2011

Caféphilo et la communication

  " Communiquer, pour les humains, ce n’est pas seulement transmettre de l’information. Souvent, on parle pour ne rien dire, ou on dit le contraire de ce qu’on veut réellement dire, ou encore ce que l’interlocuteur sait déjà. Une bonne partie de l’information, d’ailleurs, est implicite, c’est-à-dire absente du message proprement dit. Bref, on parle pour toutes sortes de raisons étrangères à l’acte d’informer : pour marquer un pouvoir, par exemple. "

Marina YAGUELLO (Alice au pays du langage. Paris, Seuil, 1981, p. 19)

C’est dans ce cadre là que l’équipe du café philo vent de culture à poser la question :

« Est- ce en terme d’obstacle qu’il faut poser le problème de la communication ? »

 Au cours d'une communication, il y a altération partielle ou totale du message ; on parle alors de bruits ou freins à la communication qui peuvent provenir des trois éléments cités plus haut, et qui résultent d'un certain nombre de facteurs. Nous pouvons l’illustrer par une citation de Bernard Werber : «Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d'entendre, ce que vous croyez entendre, ce que vous entendez, ce que vous avez envie de comprendre, ce que vous croyez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même»…Mais essayer, c'est vouloir atténuer cette érosion. Communiquer, c'est donc dire mais c'est aussi écouter. Communiquer, c'est défendre ses positions par les arguments, pas par la tchatche, les tours et les détours. Communiquer c'est convaincre, pas vaincre, c'est dialoguer pas monologuer, c'est argumenter, pas édicter, c'est débattre, pas se battre. Certains considèrent qu'il est impossible de ne pas communiquer. «Tu es aveugle, je suis sourd muet. Que ta main touche la mienne et que la communication soit» dixit Khalil Gibran.

 

affiche 11 mars copie.jpgPour compléter ce débat   caféphilo vent de culture vous donne  rendez-vous  le 11 mars salle de la mairie à 20h 30 entrée libre

La communication et le règne végétal « un sans-fil » chimique

ventdeculturecafephilo@orange.fr

22.02.2011

HEGEL et L'art

Dans des notes de cours qui ont reçu le titre d’Esthétique (posthume), Hegel (1770-1831) écrit : « L’art occupe le milieu entre le sensible pur et la pensée pure». Par cette réflexion  le café philo a ouvert le débat sur l’art.

Il s’agit, pour l’auteur de la phénoménologie de l’esprit et de la logique, de montrer la haute valeur spirituelle de l’art, de souligner ses affinités avec la religion et la philosophie, mais aussi d’en assigner les limites.  « L’art occupe le milieu entre le sensible pur et la pensée pure. » signifie d’abord que si l’œuvre d’art se présente comme un objet, offert aux sens, elle vise la pensée et possède un contenu spirituel de la plus haute importance.

Plus encore, selon Freud, l'œuvre d'art a un sens, elle doit être interprétée. Il faut l'interroger à partir de son contenu, de sa forme qui est l'expression des intentions de l'artiste. Cela permettra de "trouver" l'artiste à partir de son œuvre (et non le contraire) et de comprendre l'émotion esthétique. La lecture du caché à partir du "dit". Freud en donne maints exemples. Dans l'analyse attentive qu'il fait du Moïse de Michel-Ange, il descend de la forme, minutieusement interrogée, aux profondeurs d'où elle procède. Mais là (pas plus qu'ailleurs) l'analyse ne donne une réponse complète.

À la différence de la production technique, la production dans l'art n'est pas le simple corollaire d'un savoir. Tout ce qui relève de l'art  n'a pas été décomposé par l'intelligence, et exige une habileté qui ne peut être réduite en formules ni ramenée à un savoir.  Mais à la différence de la méthode, cet accord des règles en vue du résultat ne peut être défini par principes ; l'œuvre d'art se situant au niveau du sensible et de la pensée, l'artiste ne peut concevoir par principes l'agencement des moyens, mais seulement le sentir - et le donner à sentir en présentant  son œuvre.

 

affiche 25 fevrier copie.jpg

Prochaine  séance le 25 février 2011  à 20 h 30 salle de la mairie, entrée libre

Thème :

« C’est en terme d’obstacle qu’il faut poser le problème de communication. »

Toutes les notes